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Une boutique solidaire en centre ville rapproche les maraîchers des consommateurs


Ça paraît presque naïf comme démarche. Acheter aux paysans locaux leurs produits et les vendre dans une boutique en ville. Tout bête donc, puisque nos ancêtres font ça depuis la nuit des temps. Sauf que désormais, les supermarchés ont supplanté ce système. "Pourtant d'un côté, on a des paysans qui n'arrivent pas à vivre de leur travail et de l'autre, des citoyens qui, surtout avec les minima sociaux, ne se nourrissent plus de légumes", constate Henri Tisseyre, président de Solid'Arles. De là est née l'idée de point de vente solidaire et coopératifà Griffeuille, ouvert à tous pour une cotisation annuelle de 1€.

"De la terre à l'assiette", aventure menée par Solid'Arles (vingt bénévoles et deux salariés), a conquis les quartiers. Le principe: consommer des produits locaux de saison à des tarifs solidaires.
Qui dit mieux?

Photo Valérie Farine

 Fruits, légumes, mais aussi fromages, miel, pain d'épices, oeufs. Le principe : on vient donc faire ses courses comme dans n'importe qu'elle boutique. Mais deux tarifs existent : le 1er pour les plus modestes et le 2ème pour le reste des consommateurs. 1800 adhérents ont déjà adopté le système, depuis l'ouverture de la boutique en juin.

Un panier moyen à 8€

Chaque jour, une centaine de passages en caisse sont enregistrés pour un panier moyen à 8 € (4 kg)."On a été très surpris par ce démarrage! 90% des clients sont Arlésiens dont la moitié du quartier. On est sur un service de proximité tout en répondant à notre volonté de mixité", explique la responsable Sophie Bovero. Le plus c'est la tarification claire: sur chaque étiquette, le client découvre l'origine, le prix payé au producteur, la marge de 5% et le prix demandé au Conso 1 et au Conso2. A noter l'incroyable "Fouzitou", le rayon des gueules cassées toujours consommables à prix bradés. 25 producteurs de Tarascon, Boulbon ou Saint-Rémy viennent eux-mêmes déposer leurs fruits et légumes travaillés sur un mode de culture raisonnée (150 produits référencés) au point de vente.

"Je faisais du maraîchage classique en monoculture. Désormais, je me suis diversifié et je fais des tomates, des poivrons, courgettes…",
raconte Serge Fluet, très sceptique concernant "les circuits longs où tout le monde prend sa marge. Là, l'avantage c'est que l'on fixe les prix à l'avance: tout le monde s'y retrouve. Mettre en place la diversification coûte un peu plus cher que la monoculture mais c'est très valorisant. Il faut vraiment développer ce système". L'objectif, comme lors de l'inauguration festive vendredi dernier, c'est de développer les animations: cours de cuisine, débat sur la diététique, le tout pour créer du lien, notamment par le biais des scolaires. "Il faut que les gens se réapproprient la culture de la cuisine et du "bien manger" pour une alimentation responsable",rappelle Sophie Bovero.

   Source  :    Agathe  Westendorp   (  La  Provence  )

   Vidéo  :     http://www.dailymotion.com/video/x70zf1_solidarlesla-part-du-colibrimpg_news

Tag(s) : #Economie Sociale et Solidaire (E.S.S.)

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