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   Publié le lundi 29 décembre 2008 à 10H19


   La décharge intercommunautaire de Maussane ferme ce Jeudi 1er Janvier

Alors que la décharge d'Entressen vient de bénéficier d'un sursis d'un an et demi, celle de Maussane affiche sa fermeture définitive à partir du 1er Janvier .

Photo  L. R.


   " La pression que nous ont fait subir les services de l'État est comparable à du harcèlement. Si la décharge ne fermait pas au 1er janvier, on nous menaçait de procès-verbaux, d'être tenus pour responsable personnellement et même de mettre en prison Hervé Chérubini, le président ! ".
Pierre Godot, directeur général de la Communauté de communes Vallée des Baux-Alpilles (CCVBA), a beau ne pas faire de politique, il ne peut s'empêcher de pousser un coup de gueule à la veille de la fermeture du centre d'enfouissement technique (CET) intercommunautaire de Maussane. " Il y a deux poids, deux mesures :  la décharge d'Entressen vient de bénéficier d'un sursis d'un an et demi, mais on nous met le couteau sous la gorge alors qu'une année de déchets dans la vallée des Baux équivaut à trois jours à Marseille. Nous avions besoin d'un an maximum pour prendre une décision sereine. Au lieu de ça, nous avons trouvé une solution dans l'urgence, donc forcément bancale. "

   " Folie furieuse "

   L'an dernier, il était question de créer un centre de transfert qui aurait permis de stocker les déchets des communes de la CCVBA avant de les transférer par camions vers une décharge voisine adaptée. C'est grâce à ce projet que la décharge de Maussane avait bénéficié d'une dérogation d'ouverture préfectorale jusqu'en juillet 2009. Sauf que, depuis, Pierre Godot a fait ses comptes et conclu que cette option serait " de la folie furieuse " :  " Il aurait fallu investir 4 millions d'euros pour un équipement qui n'aurait pas été rentable parce que sous-dimensionné ".

Le projet a donc été abandonné et la dérogation annulée. Heureusement, grâce au syndicat mixte Sud-Rhône Environnement de Beaucaire, qui travaille déjà avec la Communauté de communes Beaucaire-Terre d'Argence ou Tarascon, une solution " intéressante " a pu être trouvée. " C'est la plus avantageuse :  ils prendront tous nos déchets à un prix acceptable et ils ne se trouvent qu'à une vingtaine de kilomètres ", confirme Pierre Godot. Cette alternative concernera toutes les communes de la CCVBA hormis Saint-Etienne-du-Grès et Mas-Blanc, qui en font déjà partie, Saint-Rémy qui dispose d'un centre à Eyragues, et Eygalières qui envoie ses déchets à Mollégès.

   La taxe d'enlèvement va-t-elle augmenter ?

   Si, sur un plan pratique, cette décision ne changera rien pour les particuliers, cela risque d'amputer leurs finances. " Je crains une répercussion directe sur les contribuables, avec une augmentation probable de la taxe d'enlèvement des orduresménagères (TEOM). Car cette solution va réduire de moitié la dotation de solidarité communautaire versée aux communes qui, en plus, devront payer le transport des déchets vers Beaucaire. Mais si nous n'avions pas eu la solution beaucairoise, cela aurait coûté deux fois plus cher. "   Et l'employé territorial de rappeler qu'il faudra aussi investir plus de 2 millions d'euros (HT) pour réhabiliter le site de Maussane. En attendant, le président de la CCVBA, le maire de Saint-Rémy Hervé Chérubini, continue de tisser des liens avec celui de la communauté d'agglomération Arles-Crau-Camargue-Montagnette (ACCM), Claude Vulpian, maire de Saint-Martin, pour que le problème soit pris en charge sur un plan plus global. Mais là, le problème devient politique.



Par  Aveline  Lucas  (  alucas@laprovence-presse.fr  )          


Tag(s) : #Intercommunalité - CCVBA

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