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     Publié le mercredi 27 mai 2009 à 12H06



     La rédaction de  La  Provence  est venue ,  hier ,  à la rencontre des habitants




 

La rédaction de La Provence a écouté les souhaits et les revendications des habitants de Mouriès, au Pub Hemingway, dans le centre du village.

Photo Valérie Farine

Il y avait du monde, hier, à la terrasse du Pub Hemingway, l'ancien Relais des Baux qui fait face au cours Paul-Revoil. C'est qu'ils en avaient à dire, les Mouriésens ! Quand on arrive au village, le premier panneau qui saute aux yeux c'est "Mouriès, première ville oléicole de France". Il faut savoir que les rouages de l'économie locale tournent autour de l'olivier et ce qui en découle: les olives, l'huile, les fêtes votives… Même le club taurin organise l'incontournable "aïoli qui rassemble sur le cours plus de 600 personnes", assure Lucien Fulconis le président. "Si peu de Mouriésens vivent vraiment de l'oléiculture, modèrent les mouliniers Jean-Pierre Vianès et Laurent Rossi, chacun a au moins un olivier dans son jardin". Normal donc qu'avec quelque 77000 pieds, cette commune de plus 3000 habitants soit la reine de l'huile d'olives dans le massif des Alpilles.

 

 

Mais derrière la carte postale, la communication ne passe pas toujours bien. Surtout dans la sphère des opposants au maire qu'il est bien difficile de rassembler, ne serait-ce qu'à une table de café. Jean-Pierre Vianès estime être le seul à l'origine du rejet du Plan local d'urbanismede Pierre Santoire par la justice; quant à Elda Valli, qui avait voté contre avant de démissionner du conseil, elle "regrette qu'on ne l'ait pas écoutée". Le ton monte et Wilma Bosquet, élue de la majorité, tempère en expliquant que la municipalité va "peser le pour et le contre car on perd du temps et de l'argent". Elda peste; Jean-Pierre tempête et prend le large. Le calme revient. Pour un instant seulement. Car au pays de l'olive, les jeunes ont un sacré noyau en travers de la gorge, provoqué par l'interdiction de fréquenter le "city-stade" flambant neuf, suite aux plaintes du voisinage. Certains riverains s'insurgent contre le bruit et les ballons qui arrivent directement dans les jardins. "Sauf que pour nos enfants, il n'y a rien à Mouriès. Le premier cinéma est à 10km, alors si en plus on supprime le terrain de jeux! Lors des manifestations culturelles, ils se sentent exclus, car il n'y a que de la musique traditionnelle", lâchent en choeur Karine et Éric, parents de petits Mouriésens. Ces derniers sont directement touchés par l'absence de crèche. "J'ai trois enfants de 7, 8 et 11 ans. On doit faire avec les moyens du bord, et souvent, c'est le plus grand qui garde les petits", indique Sarah, mère de famille. Heureusement qu'il y a la médiathèque, véritable poumon pour les ados, avec son stock inépuisable de livres et de DVD. Concernant les sujets brûlants abordés hier matin, le maire se veut mesuré. "Le city-stade sera réimplanté ailleurs, pas question de priver les jeunes d'un tel plaisir! Le problème, c'est qu'on risquait un affrontement physique entre riverains et adolescents. Par ailleurs, une crèche verra le jour fin 2010, début 2011, car il faudra du temps pour l'aménagement et la conception de la structure", annonce Pierre Santoire. Suffisant pour rassurer les plus mécontents ?

 

 

Nathalie  Cornand   et   Lionel  Modrzyk           




Tag(s) : #Développement - Urbanisme

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