Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

 

 

 

   Malgré la période des vacances estivales, vous aurez remarqué que l' actualité politique demeure bien chargée en ce moment.

 

   En effet, alors que le Conseil des ministres examinera le projet de loi de réforme des retraites demain (mardi 13 juillet), un autre dossier politique tout aussi important suscite toujours autant de critiques : celui de la réforme des collectivités territoriales.

 

    Après les modifications ( ou les suppressions ) apportées successivement par les parlementaires de l' Assemblée  Nationale  et  du  Sénat ,  les élus locaux font toujours entendre leurs vives inquiétudes sur les conséquences des textes en cours d'examen, notamment en ce qui concerne la création des métropoles.

 

   Ainsi, dans le cadre de la journée " mairies mortes " initiée à l'appel de l’Union des maires des Bouches-du-Rhône,  la mairie de Saint-Rémy-de-Provence fermera ses portes mardi 13 juillet  pour protester contre la réforme des collectivités territoriales.


 

    

     Bouches - du - Rhône :   demain ,  journée  " mairies mortes  "

 

 

     Publié le lundi 12 juillet 2010 à 13H17

 

 

     L' Union des maires des Bouches-du-Rhône mobilise contre la réforme des collectivités territoriales

 

 

Roland Darrouzes, président de l'Union des maires des BdR, entend maintenir la pression sur le gouvernement.

Roland Darrouzes, président de l'Union des maires des BdR, entend maintenir la pression sur le gouvernement.

Ph. N.Vallauri

 

   Le département des Bouches-du-Rhône est, depuis longtemps, en pointe contre une des réformes phares de Nicolas Sarkozy, celle des collectivités territoriales. Des manifestations, hautes en couleur, organisées devant la préfecture à Marseille ou devant l'Assemblée nationale à Paris, un référendum du côté d'Aubagne... Des maires de gauche, d'abord, puis de toute étiquette une fois leur parole libérée après les régionales, ont porté haut la contestation contre "la disparition de la démocratie de proximité".

 

   Leur crainte ? Que la création de métropoles réduise le rôle du "premier magistrat" à celui d'officier d'état civil, tout juste bon à enregistrer les mariages et les naissances. La contestation a même gagné les rangs du pays d'Aix qui, après avoir regardé tout cela d'un peu loin, a monté une opération commando: des représentants de toutes les communes de la CPA, Maryse Joissains en tête, sont allés manifester sous les fenêtres du palais de l'Élysée, "contre la disparition des communes au profit des métropoles".

 

   Malgré le vote favorable des députés (sur les huit UMP qui ont voté contre, trois étaient des Bouches-du-Rhône) et celui des sénateurs, moins franc, les maires du département ne lâchent pas l'affaire. Et organisent pour demain une deuxième journée "mairies mortes" après celle, passée un peu inaperçue, de la fin juin. "Le principe? Montrer à la population ce que lui réserve la réforme, c'est-à-dire la disparition des mairies avec celle des compétences du maire, souligne Roland Darrouzes, président de l'Union des maires des Bouches-du-Rhône et maire de Lamanon. "Nous avons choisi ce jour symbolique, accolé au 14 Juillet, pour faire entendre notre voix. Et expliquer à nos administrés, quelle que soit notre appartenance politique, que la démocratie de proximité et donc la démocratie tout court sont en danger."

 

   Les maires du département, qui adhèrent majoritairement à cette démarche, seront donc aux abonnés absents. Mais pas complètement. "Beaucoup d'entre nous seront sur place pour expliquer aux gens les raisons de notre mobilisation, poursuit Roland Darrouzes. Car c'est avant tout pour eux que nous défendons les missions des maires." La bataille, menée en plein été contre un projet gouvernemental bien engagé, n'est-elle pas vaine? "Nous demandons simplement du temps pour rediscuter du projet, pour être associés à la réforme, poursuit le président de l'Union des maires. Notre système actuel est assurément un peu vieillot, une réforme est nécessaire, nous n'en doutons pas. Mais aucune réforme ne peut être envisagée sans la participation des maires. Et si nous restons mobilisés, si d'autres départements nous rejoignent sur cette ligne, nous pouvons arriver à peser."

 

   Fin juin, lors de la première journée " mairies mortes ", Roland Darrouzes avait évidemment fermé les portes de sa mairie, mis le drapeau en berne, affligé d'un crêpe noir. "Des habitants se sont rassemblés devant l'Hôtel de ville, raconte Roland Darrouzes. Ils croyaient que le maire -moi, en l'occurrence !- était décédé." C'était un peu ça.

 

 

 

 Nicolas  REY     (  La  Provence  )           
 
 
     Lire  aussi  :
 
 
 
           
Tag(s) : #Débat d' idées

Partager cet article

Repost 0