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      Les élections présidentielles 2012 

 

 

 

     Entre  l' UMP  et  les  radicaux ,  "  on  est  encore  loin  des  boules  puantes  "

 

 

     publié le 22/07/2011 à 16:24

 

 

 

Jean-Louis Borloo, ici en novembre 2008, refuse de critiquer ouvertement Nicolas Sarkozy.

REUTERS / Philippe Wojazer

 

 

 

     Malgré le différend financier entre l'UMP et le parti radical, chacun tente de garder son calme. Jean-François Copé et Jean-Louis Borloo se sont vus ce vendredi pour aplanir les difficultés.

S'affronter n'empêche pas de discuter. Ce vendredi matin, Jean-Louis Borloo, le président du parti radical, et Jean-François Copé, le secrétaire général de l'UMP, avaient rendez-vous à l'Assemblée nationale. Au menu de l'entrevue, un tour d'horizon politique et, bien sûr, des histoires de gros sous. 

 

L'UMP refuse en effet de verser au parti radical la dotation annuelle d'un million d'euros à laquelle il a droit en 2010 en tant que membre cofondateur et les amis de l'ancien ministre de l'Environnement menacent désormais de saisir la justice

 

Si Copé et Borloo se voient régulièrement, le rendez-vous de ce vendredi était donc important "pour éviter que ça ne dégénère", selon l'une des parties. A l'UMP, on utilise toutes les ficelles. "Avec ses déclarations sur la pluralité des candidatures, Jean-Pierre Raffarin joue le gentil flic tandis que Dominique Dord, le trésorier, incarne le méchant flic. La rupture avec Borloo n'est pas consommée, l'important est de garder à chacun une porte de sortie honorable", note un observateur. 

 

Beaucoup doutent il est vrai de la volonté du président du parti radical d'aller jusqu'au bout de sa candidature. Et on ne manque jamais une occasion de souligner les qualités d'un François Bayrou, "un centriste beaucoup plus authentique", selon le sénateur maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin. 

 

 

Frottements avant le sprint

 

Chez les radicaux, on préfère garder l'épée dans le fourreau. "Même si le tribunal doit trancher le différend financier, on est loin des boules puantes ou même du duo Mélenchon-Aubry à gauche, minimise le député Yves Jégo. On a gouverné ensemble, on a le même bilan, et chacun sait qu'il aura besoin de l'autre pour être élu. Laissons les Français trancher le débat de sensibilité qui nous oppose."  

Même les pressions répétées sur les proches de Borloo sont ramenées au rang d'aimables plaisanteries de conseillers de l'Elysée. "Souvent, l'entourage veut faire plaisir au patron, avec des opérations à court-terme", note l'ancien secrétaire d'Etat. 

 

Invité de France-Inter ce vendredi matin, Jean-Louis Borloo a comme toujours pris soin de ménager Nicolas Sarkozy, se refusant "à parler des échecs du président". Alors qu'il réclamait il y a peu le respect de l'UMP, il a minimisé les tensions actuelles. "Avant de préparer le sprint, a-t-il dit, il y a toujours des frottements dans le peloton." Réponse du tac-au-tac de Jean-Claude Gaudin: "Borloo oublie que pour l'instant, il n'est pas le maillot jaune."  

 

 

 

Tag(s) : #Mouvement Démocrate

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