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     Publié  le  dimanche  20  novembre  2011  à  11 H 46

 

 

 

 

     Le  président  du  MoDem ,  à  Salon  et  Aix  lundi ,  vise  un  large  courant  centriste

 

 

 

 

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 À Salon puis à Aix lundi, François Bayrou mise sur l'économie sociale et solidaire.

Photo archives LP

 

     François Bayrou parlera économie solidaire à Salon lundi. Avant d'animer un débat à l'IEP d'Aix à 18 heures, le président du MoDem attisera les braises de sa campagne à la présidentielle 2012. Même s'il ne se déclarera que dans un mois, le député palois se voit déjà dans le quatuor de tête pour l'Élysée.

- L'économie sociale et solidaire sera-t-elle un thème de campagne ?


François Bayrou : L'économie qui est un souci pour tout le monde doit être repensée. De nouvelles formes doivent être prises en compte. L'économie sociale et solidaire, créatrice, productive et vivante, mais qui n'a pas comme seul but le profit, doit se voir reconnaître toute sa place. Spécialement en France où l'on a besoin d'un autre modèle économique. En 2007, j'avais axé une partie de mon programme sur la social-économie. Ne pas séparer le social de l'économique, c'est vital. Voir l'économique servir le social, c'est précieux.


- Pourquoi le choix de la mi-décembre pour vous déclarer ?


F.B. :
Les fêtes de fin d'année sont le moment où les familles se retrouvent et où l'on parle. Il faut que le paysage soit bien en place à ce moment. Sachant que les vrais débats ne s'ouvriront qu'à partir de janvier.

- En janvier où il se pourrait que Jean-Louis Borloo, ex-futur candidat centriste, retrouve l'UMP et Nicolas Sarkozy...


F.B. :
J'ai toujours pensé que cela finirait ainsi. Vous ne pouvez pas être pendant les trois quarts d'un mandat ministre de premier plan, participer à toutes les décisions, les applaudir toutes, puis le quart restant dire qu'il faut absolument faire le contraire. Il n'y avait pas de cohérence. On ne peut pas être dedans et dehors en même temps.

- Pour vous, est-il plus dangereux aux côtés de Sarkozy ?


F.B. : Les Français vont avoir devant les yeux un paysage très simple. Ils auront quatre choix principaux. La candidate du Front national, Nicolas Sarkozy, François Hollande et moi. Chacun de ces choix a sa logique. Spécialement dans cette élection de crise, les Français voudront des choix sans ambiguïté. Tous ceux qui sont par avance engagés dans un désistement automatique, qui sont en orbite autour d'un candidat, auront de la difficulté à se faire entendre. Si vous êtes engagé par un accord préalable, quel plus apportez-vous ? On voit d'ailleurs Eva Joly s'interroger après "l'accord" avec le PS.

- Justement, les atermoiements d'Europe écologie avec le PS sont-ils pain béni pour vous ?


F.B. :
Ce n'est pas ainsi qu'on gouverne la France, en écrivant des accords sur un coin de table, quand il s'agit de sujets essentiels comme le nucléaire. Ce n'est pas affaire de compromis boiteux, mais de choix fondamentaux. Il est donc normal que beaucoup, militants et responsables, s'interrogent et nous disent, "on va devoir examiner nos rapports avec vous." D'être la seule proposition indépendante du PS et de l'UMP correspond à l'attente de beaucoup. Et la présence au MoDem d'anciens responsables des Verts comme Jean-Luc Bennahmias, Christophe Madrolle, Yann Wehrling montre la force du courant écologiste chez nous.

- Utiliserez-vous le logo MoDem pour votre campagne ?


F.B. :
Je ne serai pas le candidat d'un seul parti. Je représenterai un grand courant, au centre de la vie politique, un courant qui s'est trop longtemps divisé. Cette diaspora est en train de prendre fin. Tous ceux qui veulent un centre indépendant sont en train de se retrouver. De Gaulle a voulu que cette élection soit "un homme, un peuple." Les électeurs se retrouvent donc dans les valeurs portées par un candidat, dans sa personnalité, beaucoup plus que dans son étiquette.

 

 

 

 

Recueilli  par  François  TONNEAU   (  La  Provence  )         

 

 

 

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