A l' approche des prochaines élections Régionales , le " thème identitaire " ressurgit dans l' actualité du débat politique français .
Que peut donc apporter cet effet d' annonce ? Et débattre des critères qui définissent " l' identité nationale " nous aidera-t-il
à renforcer " l' unité nationale " , à répartir justement les efforts des français ou le poids de la crise économique ?
Car qu' est-ce qu' être Français ?
* Pour la majorité d' entre nous , la chance d' être né sur une terre si riche de ses cultures , de son passé
. Face à cette chance , tous les citoyens français ont le devoir de porter haut et fort les valeurs de la République : Liberté , Egalité ,
Fraternité .
Liberté d' entreprendre et de vivre tout en respectant le droit à la propriété intellectuelle et matérielle des autres concitoyens ;
Egalité des chances et des parcours basée sur le mérite et la reconnaissance de l' investissement personnel et des parcours individuels . L'
Education Nationale est le socle du respect de cette valeur ;
Fraternité des individus en privilégiant la justice sociale et le développement d' économies socialement responsables .
* Pour ceux qui rejoignent notre pays ( ou qui y séjournent ) , l' engagement de respecter et de renforcer ces mêmes valeurs !
Quel peut-être le rôle des politiques pour renforcer les valeurs de la République ?
Seule l' exemplarité du comportement politique compte . En la matière , le Ministre de l' immigration ou les
plus hautes instances du pouvoir sont actuellement bien mal placés pour donner des leçons de citoyenneté .
Et finalement , le débat n' est-il pas :
la politique de ce gouvernement respecte-t-elle les valeurs de la République Française ?
Patrice Provido - MoDem
Saint-Rémy de Provence - Alpilles .
Cet article paru dans le quotidien Libération est daté
du Mardi 20 Octobre 2009 .
Rebonds
Une réforme du mode de scrutin peut en cacher une autre
par Stéphane Rials
Le Conseil des ministres va "délibérer" - après que le chef de l'Etat les aura
présentés ! - des premiers projets de loi de la réforme territoriale, examinés en hâte par un Conseil d'Etat toujours plus maltraité lui aussi par la machine faussement folle du sarkozysme
normatif. Les plus contestables aspects de cette réforme seront oubliés dans l'étourdissement que provoque le harcèlement législatif de l'exécutif. L'un d'eux - le mode de scrutin - suscite déjà
peu d'intérêt. La situation présente est simple : les conseillers généraux sont élus dans un canton au scrutin uninominal majoritaire à deux tours ; les conseillers régionaux sont élus au scrutin
de liste proportionnel à deux tours avec, depuis la mauvaise réforme de 1999 et 2003, une lourde "prime majoritaire" accordée à la liste arrivée en tête.
Il s'agirait désormais de faire élire 80 % des nouveaux et uniques conseillers territoriaux au scrutin
uninominal majoritaire à un tour, 20 % des sièges étant attribués à la proportionnelle. Tel serait, nous dit la majorité, le "système allemand", annoncé par Léon Blum lui-même...
On nous ment. En Allemagne, pour l'élection du Bundestag, chaque électeur dispose en général de deux voix
dont l'expression est distinguée sur un seul bulletin de vote. Par sa première voix, il participe dans sa circonscription à l'élection d'un député au scrutin uninominal à un tour. Par sa seconde
voix, il vote, dans le cadre d'un scrutin proportionnel, pour une liste présentée dans son Land par un parti. La moitié des sièges est pourvue au scrutin uninominal, l'autre au scrutin de liste.
Mais il convient de rappeler que :
1) le régime allemand n'est pas mixte mais proportionnel : le principe est que, en fin de compte, un parti
dispose d'un nombre de sièges correspondant au nombre de suffrages qu'il a obtenus à l'échelon national (à condition de recueillir 5 % des voix ou trois élus uninominaux) ;
2) la "première voix" de l'électeur permet seulement une individualisation et une localisation des élus :
c'est un système "proportionnel personnalisé", et non pas un système majoritaire que viendrait atténuer cette fameuse dose de proportionnelle dont on parle en France depuis des années ;
3) les sièges acquis au scrutin uninominal n'étant pas remis en cause, il y a toutefois en général une
dizaine ou une vingtaine de mandats excédentaires qui peuvent favoriser légèrement un parti comportant des personnalités populaires. Cette distorsion, autrefois limitée, s'accroît peu à peu :
elle doit être bientôt supprimée.
Ce système - envisagé, certes, par Blum lui-même dès 1926, puis théorisé plus tard par le socialiste Etienne
Weill-Raynal - est intéressant. Il combine une répartition équitable, et donc une délibération parlementaire obligée entre forces conduites à négocier entre elles, et l'encouragement des partis à
miser sur des candidats jouissant d'un rayonnement local suffisant. Il n'a rien à voir avec le cynique montage de la Place Beauvau.
Sans le vouloir, pourtant, Sarkozy, Hortefeux et Marleix disent la vérité. C'est bien à la modification de la
loi électorale concernant les députés qu'ils songent. Contestera-t-on pour les législatives l'excellence que l'on viendra de reconnaître pour les territoriales à un mode de scrutin
particulièrement pervers ? Le rideau de fumée de l'ouverture et les tractations constantes du Président avec les marges de l'UMP (CPNT et MPF) ne sauraient s'expliquer autrement. Si le système
majoritaire à deux tours devait être maintenu, il serait sage de laisser prospérer ces marges au premier tour afin qu'une dynamique de ralliements donne la victoire au second (logique du rachat).
Rallier immédiatement Villiers et Nihous, par exemple, c'est à coup sûr perdre une fraction de leurs troupes qui iront se durcir dans le vote Front national - embarras pour un second tour -, mais
c'est certainement en récupérer une partie, de façon stratégique pour un tour unique (logique de l'achat). Les cajoleries faites aux Verts ont une vocation symétrique : il est essentiel à la
manœuvre que leur agenda ne concorde pas avec celui du PS, et la dose de proportionnelle ("non anecdotique", selon ce maître de l'antiphrase qu'est Sarkozy) pourrait y aider au moins autant que
l'entêtement des Verts qui, inconscients du danger politique, viennent de rejeter, pour des motifs techniques justifiables, la main tendue par Bayrou et mènent la vie dure au PS.
Talent de l'immoralité. Si l'UMP avec ses satellites obtient 35 % des voix à un tour unique, elle l'emportera
et la correction proportionnelle à 20 % jouera peu. Or un tel score est plus probable pour cet ensemble, isolé à force de se dilater sans s'ouvrir, qu'une victoire majoritaire de second tour. Le
désir de faire barrage au sarkozysme pourrait assurer, même au cas de victoire du chef à la présidentielle, un bon report des voix au second tour entre les centristes, les gauches et les Verts.
Il est par contre impossible à cette heure que ces forces puissent présenter des candidatures uniques dès le premier tour. D'ailleurs, des millions d'électeurs ne comprendront pas la nouvelle
règle du jeu et ne voteront pas "utile", amplifiant l'efficace des bataillons plus moutonniers d'un grand UMP qui raflera la mise. Le spectre (pour Sarkozy) de l'alliance de deuxième tour des
électorats du centre, de la gauche et des écologistes sera dissipé. Réélu (s'il l'est) avec plus de 50 % des voix, une forte participation, par le pays tout entier, il jouira d'une légitimité
incomparable vis-à-vis de députés mal élus. Inquiétant génie institutionnel que celui de Sarkozy !
Que faire ? Le prendre au mot. Dénoncer le travestissement du système allemand. Faire comprendre que, pour
limiter les effets despotiques de l'élection du président au suffrage universel et ébranler le fait majoritaire à la française, il faut effectivement instaurer, d'une façon ou d'une autre, cette
proportionnelle personnalisée qui interdirait en principe à l'avenir que la loi ne soit l'expression des désirs d'un seul ou - du bouclier fiscal à l'ignoble projet sur le jeu - des plus riches
de ses commettants, tout en appelant les forces d'alternance, pour profiter du scrutin uninominal, à surmonter en partie leurs divisions.
La présence - en août dernier à Marseille - de Marielle de Sarnez parmi d' autres personnalités de Gauche invitées par Vincent Peillon aux ateliers d' été " L' Espoir à Gauche " avait suscité une agitation dans les partis politiques traditionnels
.
Et il faut dire que la première vice - présidente du MoDem n' a manqué ni d' audace , ni de
courage politique , pour oser aller proposer une réflexion commune à l' ensemble des forces qui composent la Gauche française - tout en affirmant haut et fort les valeurs qui
habitent les centristes du MoDem - devant des centaines de militants et symphatisants du Parti Socialiste et des forces de gauche .
L' ovation qu' elle a immédiatement suscitée nous montre a quel point est présent le besoin de faire bouger les lignes politiques traditionnelles .
Centristes nous sommes aujourd' hui , Centristes nous serons demain , et forts de nos valeurs , nous souhaitons dialoguer le plus tôt possible pour
analyser ensemble les convergences et les divergences de nos programmes politiques .
Sans ignorer les difficultés qui se présentent dans cette discussion que nous voulons mener avec le Parti Socialiste , les Verts , les
écologistes et tous les acteurs qui le souhaitent .
Par un échange constructif , nous pourrons peut-être proposer aux français une alternative crédible à la politique chaotique et injuste menée actuellement par la
majorité présidentielle .
Libérons ainsi les énergies qui nous animent et rendons possible l' espoir d' une prochaine alternance .
Mercredi et jeudi marquent le jour de la rentrée pour 12 millions d'élèves. Une rentrée placée sous le signe des suppressions de postes et des mesures anti-grippe.
Pour l' Education nationale, le taux d'encadrement élèves/professeur reste constant. Mais pour 8 Français sur 10, la réduction du nombre de postes aura un effet "plutôt
négatif".
- le 02/09/2009
C'est le grand jour pour 5,3 millions de collégiens et de lycéens. Ils font leur rentrée ce mercredi, suivis jeudi par la plupart des 6,6 millions d'écoliers. Une rentrée marquée par les
mesures contre la grippe a (H1N1) mais aussi par plusieurs milliers de suppressions de postes et un climat tendu, notamment en primaire.
Comme il est de tradition, les 857.300 enseignants ont fait leur rentrée la veille de celle des élèves, mardi. Pour nos chères têtes blondes, ce mercredi marque donc la date officielle de la
rentrée - même si la plupart des écoliers ne reviendront sur les bancs des classes que le lendemain, car une grande majorité des écoles primaires (maternelles et élémentaires) sont fermées le
mercredi.
Conseils aux enfants . . . et aux parents
Parmi les nouveautés de cette rentrée figurent la généralisation du bac pro en trois ans au lieu de quatre, l'enseignement de l'histoire des arts dans le secondaire, ainsi qu'un plan de
formation des enseignants de maternelle, qui avait été annoncé par Xavier Darcos en décembre dernier. Avec en outre, histoire de pimenter le tout, les indispensables mesures anti-grippe : une
brochure d'informations sera distribuée à 12 millions de familles. Il est notamment conseillé aux enfants de se laver les mains plusieurs fois par jour et d'utiliser des mouchoirs jetables pour
tousser et éternuer. Mais les syndicats enseignants demandent au nouveau ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, de ne
pas faire de la grippe un "rideau de fumée" masquant la suppression de 13.500 postes de professeurs en cette rentrée, avant 16.000 en 2010.
Ce sera "le point de friction" de l'année qui débute, selon Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUipp-FSU,
premier syndicat des écoles. Pour l'Education nationale, le taux d'encadrement élèves/professeur reste constant. Mais pour 79% des Français, la réduction du nombre de postes aura un effet
"plutôt négatif" sur la réussite scolaire en primaire, contre 14% qui pensent que cela n'aura "pas d'effet", selon un sondage CSA pour le SNUipp.
Parmi les grands chantiers de Luc Chatel figurent l'amélioration du système d'orientation, la mise en place de la réforme de
la formation des enseignants et la réforme du lycée, stoppée en décembre par des mobilisations lycéennes. Estimant que les organisations existantes sont cependant trop portées au compromis, un
nouveau syndicat lycéen a été créé, Force lycéenne, qui fait sa conférence de presse fondatrice mercredi, le jour symbolique de la rentrée.
Les Chasseurs , les Pêcheurs , les amoureux de la Nature et les défenseurs de nos
Traditions vont-ils voter pour les candidats de l' U. M. P. aux prochaines élections régionales de mars 2010 ?
C' est en tout cas ce que souhaiterait Frédéric Nihous ( président de C. P. N. T. ) en appelant l' ensemble de ses partisans à rejoindre la majorité
présidentielle !
Ainsi les fusils des Chasseurs n' auraient-ils plus qu' un seul coup ( celui du canon de droite bien sûr ! ) , les barques et les lignes des Pêcheurs s' inclineraient-elles
toutes du même coté , dame Nature devrait-elle se vétir d' un voile pudique et les Traditions ne vaudraient-elles d' être défendues que lorsqu' elles plaisent à
notre " cher " président de la république ?
L' U. M. P. ( Union pour le Même Prêche ? ) est-elle en train de " bailloner " les adhérents et les sympathisants de ce parti de la ruralité affirmée en faisant
miroiter à quelques uns de ses responsables quelques places pour les prochaines élections régionales ?
Suite des réactions à l'entrée du MPF et , probablement , de CPNT dans le comité de liaison de l' UMP , après les avertissements
formulés par Jean - Marie Bockel jeudi .
Si l' éventuel rapprochement UMP - CPNT ne fait que peu de bruit , celui entre l'
UMP et le parti de Philippe de Villiers suscite de nombreuses inquiétudes .
Au sein de la majorité présidentielle , certaines voix dissidentes s' élèvent . Le rapprochement de Philippe de Villiers , puis de Frédéric Nihous avec l' UMP fait tiquer .
Jean - Marie Bockel , jeudi , avait fait part
de ses doutes .
« Ce sont quand même des personnes qui ont défendu des positions , je pense surtout à Philippe de Villiers , très éloignées de celles que j’ ai moi-même
prônées ou défendues » , a rappelé l' ex - socialiste . En ligne de mire , les positions du MPF sur l' Europe , de Villiers étant
viscéralement opposé , notamment , à l' entrée de la Turquie au sein de l' UE .
Au rayon désaccords entre MPF et UMP , l' Europe figure en première ligne . Vendredi , c' est au tour du député Jean - Christophe
Lagarde ( Nouveau Centre ) de faire part de ses craintes . « Il va falloir qu' il mette de l' eau dans son vin en soutenant la politique du président de la
République » , met en garde le député .
« Il y a des choses essentielles sur lesquelles on doit être d' accord , sinon je ne vois pas comment on travaille ensemble . La politique européenne ne peut pas faire partie
des détails » , insiste-t-il . Toutefois , Lagarde semble préférer être au côté de de Villiers , plutôt que contre lui : le chef du
MPF « vient avec ses bagages et sans ses armes et c' est pas plus mal , car ça fera un peu moins de gens pour raconter n' importe quoi sur l' Europe » .
Comprendre : de Villiers vient avec ses électeurs mais sans pouvoir imposer ses idées .
« La droite a une stratégie intelligente »
A gauche , on s' inquiète aussi . Mais pas pour les mêmes raisons : la droite est en train d' étoffer son poids électoral , en vue des élections régionales de mars
2010 . Comme un piège tendu à la gauche divisée . « La droite a une stratégie intelligente » , estime Michel Sapin , secrétaire national
PS à l' Economie , « celle du rassemblement dès le premier tour » . Une stratégie copiée selon lui sur ce que la gauche a « fait aux dernières
élections régionales , et ça avait été une des causes , peut-être même la cause principale » de la « très grande victoire » du PS en 2004 .
Pour la Ligue internationale contre le racisme et l' antisémitisme ( Licra ) , l' UMP , avec ces alliances , commet une faute . « Tenter de récupérer l'
électorat d' un parti connu pour ses positions anti-européennes et son discours intolérable sur l' immigration est une chose . Recycler le leader de ce parti et lui permettre de se
racheter un brevet de bonne conduite et d' honorabilité en est une autre » , explique la ligue dans un communiqué . Mettre une
alliance sur pieds reviendrait donc à « cautionner a posteriori les propos intolérables et racistes de M. de Villiers ».
Si le rapprochement annoncé de CPNT avec l' UMP passe relativement inaperçu , celui du MPF n' a pas fini de faire réagir . Y compris au sein de
la majorité présidentielle .
Les tarifs réglementés du gaz naturel resteront inchangés au 1er juillet , malgré la baisse des prix
du pétrole que le gouvernement aurait pu répercuter sur ceux du gaz , affirme le Journal du Dimanche . Une information partiellement
confirmée par Bercy : dans l' entourage de la ministre de l' Economie Christine Lagarde , on indique " qu' aucune décision n' a été prise " ... ce qui
signifie bel et bien que pour l' instant , il n' y a " aucun calendrier d' une éventuelle évolution tarifaire " du gaz au 1er juillet
. Il est même " très probable " qu' aucune évolution n' ait lieu .
Ces tarifs réglementés du gaz naturel , qui concernent 93 % des consommateurs français ,
sont fixés par le gouvernement après avis de la Commission de régulation de l' énergie . Ils avaient augmenté de 15,2 % en 2008 . Ils sont
calculés selon une formule prenant en compte les prix du pétrole , le cours du dollar ainsi que les coûts d' acheminement , de stockage et de commercialisation .
GDF Suez aurait " préconisé un gel " des tarifs
Or les cours du pétrole ont fortement baissé depuis le mois d' octobre . Une première baisse des tarifs du gaz
, de 11,3 % , a eu lieu le 1er avril . Cette baisse avait été jugée insuffisante et trop tardive par les associations de consommateurs , alors que certaines
plaidaient pour une baisse de 20 % dès janvier .
Mais GDF Suez affirmait au contraire qu' il vendait déjà son gaz à un prix inférieur à ses coûts d'
approvisionnement . Et selon le JDD , le groupe " a préconisé un gel " des tarifs réglementés auprès de l' Etat , en plaidant que " la
remontée du pétrole , entamée ces dernières semaines , se poursuivra cet été " .
Le projet de réforme des règles viticoles européennes doit être adopté à Bruxelles à la fin du mois
Les vignerons locaux contestent la décision de l'Europe d'avoir levé l'interdiction
d'utiliser le "coupage" pour le vin de table rosé. "Un scandale", selon Jean-André Charial.
Photo Valérie Farine
C'est l'un des grands débats de ce début d'année : oui ou non la Commission européenne va-t-elle autoriser les vignerons de l'UE à mélanger du blanc et du rouge pour produire du rosé ? Depuis le
27 janvier dernier qu'ils ont appris la nouvelle, les viticulteurs provençaux ne décolèrent pas.
Convaincus qu'on veut les contraindre de la sorte à partager le gâteau qui leur permet, depuis une dizaine d'années, de maintenir leur exploitation à flots, ils étaient un peu seuls, les
premières semaines, à défendre les rosés de terroir qui ont fait la réputation de la région.
Depuis, des viticulteurs italiens, espagnols et suisses les ont rejoints, faisant front commun à Bruxelles en début de semaine contre ce projet qui étendrait à toute l'Europe des pratiques déjà
largement répandues, surtout dans les pays nouvellement exportateurs comme l'Afrique du Sud, l'Australie, le Chili ou les États-Unis.
C'est d'ailleurs ce "nivellement par le bas" et le fait de "céder systématiquement au diktat du marché" qui révolte les vignerons provençaux. Mais tous les acteurs de
la filière viticole française ne sont pas forcément d'accord avec eux, au nom de la compétitivité des vins européens au niveau mondial. Qui l'emportera ?
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Louis-Régis Affre, directeur général de la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux, est pour le mélange
"Une réforme importante pour toute la viticulture"
- Le projet d'autoriser les rosés produits en mélangeant du blanc et du rouge a soulevé un tollé en Provence. N'était- ce pas prévisible ?L
ouis-Régis Affre : Non, parce que la réforme de l'organisation commune de marché (OCM) en Europe, qui doit être mise en oeuvre le 1er août, a nécessité quatre ans de négociations. Il s'agit
d'une réforme extrêmement importante pour toute la viticulture européenne, qui doit retrouver de la compétitivité sur ce marché extrêmement concurrentiel. Nous avons d'ailleurs été très surpris
de cette polémique alors que nous n'avons jamais eu le moindre retour négatif sur l'autorisation de coupage de la part des producteurs de rosé pendant toute la phase de négociation de la nouvelle
OCM.
- Comment l'expliquez vous, alors ? Louis-Régis Affre : À quelques semaines de l'élection européenne, il est tentant d'exploiter politiquement cette affaire, en mettant en accusation la Commission européenne.
- Y a-t-il selon vous un risque plus global à refuser cette possibilité de coupage - ou d'assemblage - pour le rosé ? Louis-Régis Affre : Oui: devoir renégocier l'ensemble de l'accord OCM lors d'un conseil des ministres à 27, y compris des points comme la chaptalisation (l'ajout de sucre en cours de
vinification, ndlr), une pratique que les producteurs français continuent très majoritairement de rejeter et que d'autres pays réclament.
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Jean-Jacques Bréban, Président du Comité interprofessionnel des vins de Provence, est contre le mélange
"Il faut imposer la spécificité de nos vins"
- Comment une telle directive a pu être adoptée sans que la profession ait été informé ou consultée ? Jean-Jacques Bréban : En fait, cette clause concernant le coupage fait partie d'un ensemble concernant les pratique oenologiques. Elle est passée au travers. Et le représentant de la
France à la Commission ne l'a pas vue ou n'a pas reçu d'ordre particulier concernant le coupage. Voilà pourquoi la directive a été votée à l'unanimité et voilà pourquoi nous avons reçu un coup de
massue quelques jours après.
- Mais pourquoi l'Europe veut-elle modifier les pratiques oenologiques ? Jean-Jacques Bréban : C'est pour faire en sorte que les Européens soient au même niveau que les autres producteurs dans le monde. Le rosé de coupage étant autorisé en Afrique du Sud, en
Australie et ailleurs, l'Europe veut que nous puissions aussi pratiquer de la même façon chez nous afin d'être sur un pied d'égalité.
C'est le problème de la mondialisation et de la libéralisation à outrance. À force de libérer on en vient à ce style de décision. Et nous devenons schizophrènes car d'un côté on nous demande de
produire des vins de qualité et de l'autre on autorise à faire n'importe quoi.
Retrouvez l'intégralité de ces interviews aujourd'hui dans La Provence
Propos recueillis par Hervé Vaudoit et Michel
Egéa
Date : Jeudi 28 / 05 / 2009 Horaire : 23 H 10 - 00 H 10 Durée : 60 mn
Les élections européennes se dérouleront entre le 4 et le 7 juin 2009 dans l' ensemble des Etats membres de l' Union . A cette occasion , France 3 propose à
certains des candidats français de s'exprimer . Sept débats sont ainsi diffusés simultanément dans les sept circonscriptions électorales que compte le territoire métropolitain : l' Est
, l' Ile-de-France , le Massif central-Centre , le Nord-Ouest , l' Ouest , le Sud-Est et le Sud-Ouest .
Les principales têtes de listes ou leurs représentants participent à ces émissions spéciales , qui leur permettent de présenter leur programme , d' évoquer leurs espoirs
pour la France et l' Europe , et d' ouvrir le débat avec leurs contradicteurs .
Le débat portera sur les différents thèmes de campagne : désintérêt des électeurs , le rôle du parlementaire européen , les politiques régionales .
Invités : Karine Fenocchi , 7e de liste ( UMP / Nouveau Centre ) ; Emmanuelle
de Gentili , 9e de liste ( PS ) ; Christiane Leccia , 4e de liste ( MODEM ) ; François Alfonsi , 2e de liste ( Europe écologie ) ;
Alain Mosconi , 3e de liste ( NPA ) ; Dominique Bucchini , 6e de liste ( Front de gauche ) .
La campagne pour les élections européennes se terminera dans un peu moins de deux semaines .
D' ici là , après la validation officielle des listes déposées par les différents candidats , le débat devrait s' intensifier lors de la campagne officielle qui
débute ce lundi 25 mai .
Avant que le sprint final ne soit lancé , chaque " écurie " recherche l' argument choc qui permettra de convaincre l' électeur indécis . Et la
proximité de l' échéance du 7 juin autorise déjà certains ( ou certaines ) à patauger allègrement dans les marécages de la mauvaise foi .
Ainsi , ces derniers jours , les candidats des listes présentées par le MoDem se retrouvent souvent cités à comparaître devant le tribunal des
flagrants délires pour " tromperie caractérisée " des électeurs .
Et vous allez voir que les accusateurs , qui se sont auto proclamés défenseurs de la bonne façon de faire de la politique , ne doutent de rien pour justifier de
leur bon droit à représenter dignement l' électeur au Parlement Européen .
Après l' argument fallacieux du " vote utile " , voici venir le temps de la provenance et du parcours politique de certains candidats présentés par le MoDem
: vous savez le syndrome du candidat qui a précédemment milité dans un autre parti politique .
Pour l' argument du " vote utile " , je fais confiance aux électrices et aux électeurs de ce pays pour décider qui , des différents candidats , les représentent
le mieux .
En ce qui concerne le parcours politique des candidats du MoDem , je me réjouis de pouvoir soutenir des listes MoDem qui comptent dans leurs rangs des candidats
expérimentés et riches de parcours accomplis pour certains et certaines auprès d' autres mouvements politiques .
Car il est évident pour nous que , si ces femmes et ces hommes de convictions ont cru devoir quitter des partis politiques où ils ( ou elles se trouvaient )
prisonniers de stratégies de l' échec ou du mensonge , ils n' en gardent pas moins toutes les richesses de leurs engagements précédents .
Et je comprend volontiers la rancoeur et le dépit des militants qui voient partir vers d' autres cieux ces éléments de valeurs .