Publié le mercredi 10 juin 2009 à 11H47
Les élus renoncent à porter l' affaire devant le Conseil d' État
Ça y est ! Les élus ont enfin pris leur décision . Réunis en " cellule de crise " après l' arrêt de la cour administrative d' appel de Marseille sur le dossier ô combien sensible du plan local d' urbanisme ( lire notre édition du 23 mai dernier ) , ils ont finalement choisi la voie de la sagesse . Et renoncé à porter l' affaire devant le Conseil d' État .
La cour d' appel avait en effet suivi les conclusions du tribunal administratif en première instance , et invalidé le plan local d' urbanisme de la commune voté en conseil municipal il y a presque cinq ans . " C' est avec amertume que nous avons appris la nouvelle , reconnaît le maire Pierre Santoire . Le jugement est d' autant plus sévère que cette annulation est indépendante de la commune : elle est simplement due au fait que le commissaire enquêteur n' a pas suffisamment motivé son avis favorable , dans ses conclusions . Pour autant , les élus et moi-même sommes prêts à retravailler , avec enthousiasme , sur le plan local d' urbanisme ( PLU ) , avec tous ceux qui se sont intéressés , de près ou de loin , au dossier et qui se sentent concernés . "
" Nous prendrons le temps qu' il faut "
Cette volonté affichée de concertation , la plus large possible ( même si les modalités de cette consultation ne sont pas encore définies ) , sonne ici comme une petite
révolution : les opposants au PLU avec , en tête , Jean - Pierre Vianès , le président de l' association Mouriès Patrimoine et
Environnement ( c' est lui , entre autres , qui avait porté l' affaire devant les tribunaux il y a cinq ans ) ont souvent reproché au maire de ne pas avoir suffisamment
consulté la population et les associations dans ce dossier .
Tout cela est de l' histoire ancienne . L' adjoint à l' urbanisme , Jean Barral , annonce les nouvelles intentions de la commune : aboutir à un nouveau PLU qui soit " le plus consensuel et fédérateur possible " . " Et nous prendrons le temps qu' il faut , assure le maire . Avant même de lancer , par délibération , la phase officielle et l' enquête publique qui va avec . Nous souhaitons faire le point avec la population et les associations sur ce dossier et repartir sur de bonnes bases . "

